Dakar : Restructuration du réseau de transport public
Objectifs :
Réorganiser les transports publics et moderniser les installations et équipements urbains afin de promouvoir l'intermodalité et d'améliorer l'accessibilité, l'attractivité et la viabilité des transports publics urbains pour répondre plus efficacement à la demande croissante de mobilité urbaine dans l'agglomération de Dakar. Il vise également à intervenir en tant que mesure d'adaptation et d'atténuation du climat pour réduire les émissions de CO2 et la vulnérabilité aux changements climatiques.
Le projet :
Le projet de restructuration globale du réseau de transport public est le troisième plus grand projet de transport urbain à Dakar après le TER et le BRT, avec lesquels il doit s'articuler pour une offre de transport public efficace.
Le projet comprend la réorganisation des lignes de bus de la région de Dakar avec la création d'un réseau prioritaire de 560 bus électriques, la construction et la mise à niveau des gares intermodales et l'intégration tarifaire avec le BRT et le TER pour favoriser l'intermodalité du système de transport ; la construction d'ateliers-dépôts pour l'entretien et le stockage du matériel roulant ; et la construction d'aménagements routiers, y compris les arrêts, les terminaux et les carrefours.
Le projet est divisé en deux phases. Ce financement spécifique de l'UMDF permettra de lancer les études techniques pour la deuxième phase, dont la mise en œuvre est prévue pour la période à partir de 2026.
Composantes et résultats :
La subvention de l'UMDF aidera à lancer les études techniques pour des composantes spécifiques du projet global : l'amélioration de 18 lignes de bus considérées comme prioritaires, environ 50 km de routes, une dizaine d'intersections, deux dépôts-ateliers, et 11 stations et terminaux.
Les coûts de mise en œuvre (investissements) seront déterminés par ces études.
Favoriser l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets
Le projet contribuera à l'atténuation du changement climatique en favorisant le renforcement des transports publics.
Le projet prévoit de promouvoir les transports publics à zéro émission par le déploiement d'une flotte d'autobus électriques. Pour cette deuxième phase, les 560 bus prévus seront équipés d'un système de motorisation électrique (EuroVI). Selon le CETUD, la phase 2 induira une réduction de 30 000 tonnes de C02 et améliorera la qualité de l'air.
L'adaptation des infrastructures au changement climatique permettra également de réduire les risques d'inondation grâce à la mise en place d'ouvrages de drainage le long des routes principales et autour des gares.